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Lexique · Légal, fiscal et facturation

Qu'est-ce qu'une micro-entreprise ?

La micro-entreprise est un régime simplifié d'entreprise individuelle : comptabilité allégée, cotisations calculées sur le chiffre d'affaires réellement encaissé. Des plafonds de chiffre d'affaires s'appliquent.

La micro-entreprise est un régime simplifié d'entreprise individuelle, souvent appelé « auto-entrepreneur ». Il permet de démarrer vite, avec une comptabilité allégée et des cotisations calculées sur le chiffre d'affaires effectivement encaissé, dans la limite de plafonds fixés chaque période par l'administration.

À quoi ça sert ?

À lancer une activité sans lourdeurs : immatriculation en ligne, pas de capital à apporter, obligations comptables réduites. Beaucoup d'artisans, de commerçants et de prestataires de services l'utilisent pour démarrer, tester une activité ou compléter un revenu.

Ce n'est pas une forme juridique distincte. Le micro-entrepreneur est un entrepreneur individuel qui a choisi, ou relève de plein droit, du régime micro.

Comment ça marche (en pratique)

  • Cotisations : calculées en pourcentage du chiffre d'affaires, selon la nature de l'activité. Pas de chiffre d'affaires, pas de cotisation de ce type. Les taux et les modalités sont à vérifier sur service-public.fr.
  • Plafonds : au-delà de certains montants de chiffre d'affaires, vous sortez du régime. Ils varient selon l'activité et sont révisés ; ne retenez aucun chiffre sans vérifier sur le site officiel.
  • TVA : en général, franchise en base de TVA tant que les seuils ne sont pas dépassés. Mention à faire figurer sur les factures.
  • Comptabilité : livre des recettes, et registre des achats selon l'activité. Un compte bancaire dédié à l'activité est exigé dans les conditions fixées par la loi.
  • Impôt sur le revenu : régime fiscal spécifique (abattement forfaitaire ou versement libératoire sur option, selon conditions). Renseignez-vous sur impots.gouv.fr.
  • Limites : charges réelles non déductibles dans le régime, couverture sociale à examiner, plafonds à surveiller.

Pour votre site, vos mentions légales doivent indiquer votre identité d'entrepreneur individuel et votre SIRET.

Exemple concret

Exemple type : une photographe démarre en micro-entreprise. Elle déclare son chiffre d'affaires selon la périodicité choisie, paie des cotisations proportionnelles, et facture sans TVA tant qu'elle est sous le seuil. Quand ses investissements en matériel augmentent, elle demande conseil à un expert-comptable pour savoir si un autre régime serait plus adapté.

Les erreurs fréquentes

  • Croire que le chiffre d'affaires est un revenu : il faut déduire les charges réelles de l'activité.
  • Ne pas suivre le plafond et se retrouver sorti du régime en cours d'année.
  • Oublier la mention de franchise de TVA sur les factures.
  • Mélanger comptes personnel et professionnel.
  • Négliger l'assurance professionnelle, selon l'activité.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Micro-entreprise et auto-entrepreneur, c'est pareil ? Oui, dans le langage courant. « Auto-entrepreneur » est l'ancien nom, « micro-entrepreneur » le nom actuel du statut.

Peut-on avoir une micro-entreprise et un autre emploi ? Souvent oui, mais cela dépend de votre contrat de travail et de votre situation. Vérifiez auprès de votre employeur et de service-public.fr.

Que se passe-t-il si je dépasse le plafond ? Vous sortez du régime selon les règles prévues. Renseignez-vous sur service-public.fr pour les modalités.

Une micro-entreprise peut-elle avoir un site professionnel ? Oui. Le site doit comporter les mentions légales adaptées à votre statut.

Sources officielles

Mots liés

  • entreprise individuelle (EI) : L'entreprise individuelle (EI) est la forme la plus simple pour exercer seul, sans créer de société. L'entrepreneur et son entreprise ne forment qu'une seule personne juridique, avec un patrimoine professionnel distinct.
  • franchise en base de TVA : La franchise en base de TVA dispense certaines petites entreprises de facturer la TVA tant que leur chiffre d'affaires reste sous des seuils. En contrepartie, elles ne récupèrent pas la TVA sur leurs achats.
  • TVA : La TVA est une taxe sur la consommation. L'entreprise la facture à son client, la collecte pour l'État et déduit celle qu'elle a payée sur ses achats professionnels. Le consommateur final la supporte.
  • SIRET : Le SIRET est le numéro à 14 chiffres qui identifie un établissement d'entreprise : les 9 chiffres du SIREN suivis de 5 chiffres propres à l'établissement. Il figure sur les devis, factures et mentions légales.
  • Facture : La facture est le document que vous remettez à un client après une vente ou une prestation. Elle détaille ce qui a été fourni, le prix, la TVA éventuelle et sert de preuve comptable des deux côtés.

Tout le lexique · Mathéo Reboul · mis à jour le 29 octobre 2026