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Images d’un site : texte alternatif, poids, format et référencement

Choisir ses photos, les alléger sans perdre en qualité, remplir le texte alternatif et respecter droits d'auteur et droit à l'image. Le guide pour une TPE.

Mathéo Reboul · mis à jour le 29 octobre 2026 · 14 min de lecture

Les bonnes images d'un site sont vraies, nettes, légères et décrites : des photos de votre travail, redimensionnées et compressées avant la mise en ligne, avec un texte alternatif utile et le droit de les publier. Un site avec des images lourdes charge lentement, et un site avec des photos génériques ne rassure personne.

Ce guide suit l'ordre dans lequel vous les traitez : choisir, vérifier les droits, alléger, nommer, décrire, puis réparer quand quelque chose ne va pas.

Comment choisir ses photos pour son site ?

Quel que soit votre budget ou votre métier, le critère est le même : vos clients doivent voir ce que vous faites, pas une idée générique de votre métier. Une photo de banque d'images avec des mains qui serrent des mains ne dit rien. La photo d'un chantier fini, d'une coupe, d'un plat, d'un atelier, dit tout.

Priorités, par ordre d'importance :

  1. Votre travail terminé. Avant/après pour un artisan du bâtiment, réalisations pour un paysagiste, plats du moment pour un restaurateur.
  2. Vous, ou votre équipe. Un portrait réel, sans fausse mise en scène, rassure plus que n'importe quel texte. Pour un déplacement chez le client, savoir qui va sonner à la porte compte.
  3. Le lieu. Devanture, atelier, salle : les clients veulent savoir où ils vont.
  4. Les détails. Matière, geste, outil. Ils donnent l'impression de soin.

Ce qu'il faut éviter : les photos floues, sombres, penchées, prises au flash, les visuels trouvés au hasard, les images qui n'ont aucun rapport avec votre offre. Une dizaine de très bonnes photos valent mieux que cinquante moyennes.

Quelles photos fournir pour son site internet ?

Si vous faites réaliser votre site, voici une liste utile à transmettre :

  • une photo d'en-tête large, en format paysage, de votre activité ;
  • six à douze réalisations, en plusieurs angles ;
  • un portrait de vous ou de l'équipe ;
  • une photo de la devanture ou de l'atelier ;
  • votre logo en haute résolution, idéalement en fichier vectoriel ;
  • éventuellement des photos de produits sur fond neutre.

Donnez les photos à leur taille d'origine, pas des captures d'écran ni des versions reçues par messagerie qui ont été compressées. Le prestataire fera le redimensionnement. Notre article contenus à fournir : textes, photos, logo donne la liste complète, et combien de photos livrer par séance concerne plus particulièrement les photographes.

Les textes et les photos sont-ils inclus dans le prix d'un site ?

Cela dépend de l'offre, et la question doit être posée avant de signer. Trois cas existent : vous fournissez tout, le prestataire retravaille ce que vous fournissez, ou il produit les contenus. Une séance photo, une rédaction complète ou une banque d'images payante représentent un travail ou un coût en plus. Demandez par écrit ce qui est inclus (nombre d'images traitées, retouche, rédaction) et ce qui ne l'est pas. Notre page site vitrine : ce qui est inclus détaille ce point et l'estimateur indique un prix « à partir de ».

Je n'ai pas de belles photos pour mon site : que faire ?

Vous avez trois options, sans dépenser beaucoup.

Prendre vous-même les photos. Un téléphone récent suffit si vous respectez quatre règles : lumière naturelle (près d'une fenêtre ou en extérieur, sans soleil direct fort), objectif nettoyé, cadrage droit, fond dégagé. Photographiez à plusieurs moments pour avoir du choix, et gardez toujours le fichier d'origine.

Demander à un client satisfait une photo du résultat chez lui, avec son accord écrit (voir plus bas).

Faire appel à un photographe local pour une demi-journée : un lot de photos bien choisies sert pendant des années.

À l'inverse, évitez d'attendre « d'avoir de belles photos » pour mettre le site en ligne : mieux vaut partir avec quelques images vraies, puis enrichir.

Comment photographier des bouteilles de vin pour un site ?

Les bouteilles posent trois difficultés : les reflets, la hauteur et l'étiquette. Une méthode simple pour un caviste ou un viticulteur :

  • Fond uni, blanc ou gris clair, sans ligne d'horizon visible.
  • Lumière douce et latérale, par une fenêtre avec un voilage, plutôt qu'un flash qui crée des reflets.
  • Une feuille de carton blanc de l'autre côté pour déboucher les ombres.
  • L'appareil à hauteur du milieu de la bouteille, pas en plongée, pour éviter de déformer.
  • Étiquette droite, nette et lisible, car c'est souvent ce que l'acheteur cherche.
  • Une photo en situation (verre, table, cave) pour l'ambiance.

Gardez la même mise en scène pour tout le catalogue, comme expliqué dans photos de produits e-commerce. Pour la vente en ligne d'alcool, des règles particulières s'appliquent ; renseignez-vous sur service-public.fr.

Quelle taille d'image pour une boutique en ligne, et pourquoi mes photos sont-elles floues ?

Une photo paraît floue à l'écran dans deux cas : elle est trop petite pour l'emplacement et l'écran l'étire, ou elle a été compressée à l'excès.

Pour éviter le premier cas, fournissez une image qui fait environ deux fois la largeur d'affichage, parce que beaucoup d'écrans de téléphone et d'ordinateurs portables affichent deux pixels par pixel logiciel. Quelques repères :

  • image d'en-tête pleine largeur : environ 2 000 pixels de large ;
  • photo de produit principale : environ 1 600 pixels sur le grand côté ;
  • vignette de liste : environ 600 à 800 pixels ;
  • logo : en vectoriel (SVG) si possible.

Un site bien fait propose plusieurs tailles de la même image et laisse le navigateur choisir selon l'écran. Si vos photos restent floues sur un écran très net, c'est probablement qu'une version trop petite est servie : demandez à votre prestataire de vérifier.

C'est quoi le WebP, et comment alléger les images d'un site ?

Le WebP est un format d'image moderne, pris en charge par tous les navigateurs courants. À qualité visuelle équivalente, il donne en général des fichiers plus légers que le JPEG. Il existe un autre format récent, l'AVIF, encore plus compact mais plus long à produire. Le JPEG reste utile pour la compatibilité, le PNG pour les images avec transparence, le SVG pour les logos et pictogrammes.

Pour alléger sans perdre en qualité, procédez dans cet ordre :

  1. Redimensionnez d'abord. Une photo de 6 000 pixels de large placée dans un emplacement de 800 pixels est un gaspillage.
  2. Compressez ensuite, avec un outil qui permet de voir le résultat avant d'enregistrer. Réglez la qualité jusqu'à ce que la différence ne se voie plus à l'écran.
  3. Convertissez en WebP (ou laissez votre site le faire).
  4. Chargez en différé les images qui sont sous la ligne de flottaison, pour que la première partie de la page apparaisse vite.
  5. Supprimez les métadonnées inutiles (position GPS, appareil), qui alourdissent le fichier et peuvent révéler votre domicile.

L'objectif raisonnable : des images de contenu de l'ordre de quelques centaines de kilo-octets, et une image d'en-tête qui reste légère. Les détails techniques et les outils sont dans optimiser ses images : WebP et AVIF. L'impact sur la vitesse est expliqué dans pourquoi un site charge lentement et Core Web Vitals : la plus grande image visible entre en compte dans l'indicateur LCP.

Mes images sont trop lourdes : que faire concrètement ?

Si votre site est déjà en ligne et lent :

  1. Repérez les plus lourdes. Un test avec l'outil de mesure de Google (PageSpeed Insights, voir web.dev) liste les images à optimiser.
  2. Remplacez-les par des versions redimensionnées et compressées.
  3. Sur un site WordPress, un module de compression peut automatiser le travail, mais il ajoute une dépendance à maintenir ; voir mises à jour WordPress et plugins.
  4. Revérifiez ensuite la vitesse sur téléphone, où le gain est le plus visible.

Si vous n'y arrivez pas seul, notre audit gratuit repère les images trop lourdes parmi d'autres points.

Nom des fichiers images et référencement

Le nom d'un fichier est un petit signal pour Google, et un repère pour vous. Remplacez IMG_4821.jpg par un nom descriptif, en minuscules, sans accent ni espace, avec des tirets : renovation-salle-de-bain-tours.webp, bouteille-chinon-rouge.webp. Évitez d'empiler des mots-clés (plombier-tours-pas-cher-plombier-chauffagiste.jpg) : le nom doit décrire l'image, pas bourrer le référencement. Changer un nom de fichier après publication casse les anciens liens : faites-le avant la mise en ligne.

Comment remplir le texte alternatif des images ?

Le texte alternatif (attribut alt, voir le lexique balise alt) a deux fonctions : décrire l'image aux personnes qui ne la voient pas (lecteurs d'écran, connexion lente) et aider Google à comprendre son contenu. Quelques règles :

  • Décrivez ce qu'on voit, en une phrase courte : « Salle de bain rénovée avec douche à l'italienne en carrelage gris ».
  • Ajoutez le contexte utile : lieu, matière, métier, mais seulement si c'est vrai et pertinent.
  • Ne commencez pas par « image de » ou « photo de » : le lecteur d'écran l'annonce déjà.
  • Laissez vide (attribut présent mais sans texte) pour une image purement décorative.
  • Ne bourrez pas de mots-clés. Une description naturelle vaut mieux.
  • Pour un bouton ou un logo cliquable, décrivez la fonction : « Retour à l'accueil ».

Pour un texte plus long (graphique, plan), donnez l'explication dans le texte de la page. L'accessibilité est un enjeu en soi : lisez site web accessible aux personnes handicapées. Un artisan qui publie dix réalisations par mois peut gagner du temps avec une description automatique de photo, mais elle doit être relue : l'outil peut se tromper sur la matière, le lieu ou la nature des travaux.

Peut-on publier des photos de ses clients ou de ses chantiers ?

Il faut distinguer la personne, le lieu et l'œuvre.

Les personnes. Une personne reconnaissable a un droit à l'image : sa photo ne peut être publiée sans son autorisation. Demandez un accord écrit, précisant où l'image sera utilisée (site, réseaux, brochures) et pour combien de temps. Une photo prise dans un lieu privé ou un espace où la personne n'a pas prévu d'être exposée appelle encore plus de prudence. Pour un mineur, il faut l'accord des titulaires de l'autorité parentale. Les photos d'équipe : accord de chaque salarié, qui peut le retirer pour l'avenir.

Le lieu. Montrer l'intérieur d'un logement privé révèle des informations (adresse, habitudes, objets de valeur, système d'alarme). Même sans visage, demandez l'accord du propriétaire, recadrez pour retirer les éléments personnels et ne publiez ni numéro de maison ni plaque d'immatriculation lisible.

L'œuvre. Un tableau, un meuble de créateur ou une façade peuvent être protégés par le droit d'auteur de quelqu'un d'autre.

Dans la pratique, un simple message au client suffit : « Puis-je publier trois photos du chantier terminé sur mon site, sans votre visage ni votre adresse ? » Conservez sa réponse. Pour le cadre général, voir obligations légales d'un artisan ou commerçant sur son site et les ressources de la CNIL.

Droits d'auteur : puis-je utiliser une image trouvée sur Google ?

Non, pas sans vérifier. Une image trouvée dans un moteur de recherche appartient en général à quelqu'un, même si elle est facile à copier. La publier sans autorisation expose à une demande de retrait, voire à des poursuites.

Les sources acceptables :

  • Vos propres photos, ce qui est le mieux.
  • Les banques d'images libres de droits, en lisant la licence : certaines demandent de citer l'auteur, d'autres interdisent un usage commercial ou la revente.
  • Les images achetées, avec une licence qui couvre le site et la durée voulue.
  • Les images d'un photographe, avec un contrat qui précise l'usage.

Pour un artisan qui cherche des photos libres de droits, privilégiez les banques à licence claire, conservez la preuve de la source, et évitez les photos de produits ou de chantiers qui ne sont pas les vôtres si vous les présentez comme tels : ce serait trompeur. Pour protéger les vôtres, voir filigrane et droits d'auteur des photos : le filigrane dissuade, il n'empêche pas la copie et peut enlaidir l'image.

Puis-je utiliser des images créées par l'IA sur mon site ?

Oui, mais avec des précautions :

  • Ne présentez pas une image générée comme une réalisation réelle. Pour un artisan, c'est trompeur : un client qui voit un « chantier » imaginaire s'attend à un résultat que vous n'avez peut-être jamais livré.
  • Vérifiez les conditions de l'outil : utilisation commerciale autorisée ou non.
  • Les droits d'auteur sur une image générée sont incertains. Le droit français protège les œuvres originales de l'esprit ; la place d'une création produite par un outil reste discutée. Ne comptez pas sur une exclusivité.
  • Attention à la ressemblance avec des œuvres, marques ou personnes existantes.
  • Les textes générés posent les mêmes questions.

Une image générée peut illustrer un article de blog ou une idée abstraite. Pour montrer votre travail, utilisez vos photos.

Mes images ne s'affichent plus sur mon site : que vérifier ?

Les causes les plus fréquentes, dans l'ordre où les tester :

  1. Un fichier supprimé ou renommé : le lien pointe vers une adresse qui n'existe plus.
  2. Un changement d'adresse du site (passage en HTTPS, nouveau domaine) sans mise à jour des liens internes. Voir SSL et HTTPS.
  3. Un module de compression ou de cache mal configuré ou en conflit.
  4. Un hébergement saturé : espace disque plein, droits de fichiers modifiés après une migration.
  5. Une image hébergée ailleurs, dont le propriétaire a retiré le fichier.
  6. Un cache navigateur : testez dans une fenêtre privée.

Si vous avez fait une migration récente ou un changement de site, regardez migrer un site sans perdre son SEO. Pour récupérer les photos et textes d'un ancien site dont vous n'avez plus les fichiers, demandez d'abord l'accès à l'hébergeur ou au prestataire (retrouver l'accès à son site) ; en dernier recours, les images peuvent s'enregistrer depuis les pages en ligne, à condition qu'elles vous appartiennent.

Questions fréquentes

Comment choisir ses photos pour un site quand on est artisan ? Privilégiez vos réalisations terminées, un portrait de vous, votre atelier ou véhicule. Évitez les photos génériques, floues ou sombres. Une dizaine de photos nettes valent mieux que cinquante moyennes.

Quelle taille d'image pour un site ? Environ deux fois la largeur d'affichage pour rester net sur les écrans haute définition, par exemple autour de 2 000 pixels pour une image pleine largeur, puis compressée pour ne pas être lourde.

Comment remplir le texte alternatif d'une image ? Décrivez ce qu'on voit en une phrase, sans « photo de » ni bourrage de mots-clés. Laissez-le vide pour une image purement décorative.

Peut-on publier la photo d'un client ou d'un chantier ? Avec l'accord écrit du client pour tout ce qui est reconnaissable (personnes, intérieur, adresse). Sans visage ni adresse, le message d'accord reste conseillé.

Peut-on utiliser une image trouvée sur Google ? Non, sauf si la licence l'autorise. Utilisez vos propres photos ou une banque d'images à licence claire, et gardez la preuve de la source.