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Textes, photos, logo : ce qu’il faut fournir pour son site

Textes, photos, logo : ce que votre prestataire attend, ce qu’il peut produire à votre place et les pièges de droits à éviter avant la mise en ligne.

Mathéo Reboul · mis à jour le 29 octobre 2026 · 14 min de lecture

Pour créer votre site, vous fournissez surtout de la matière vraie : qui vous êtes, ce que vous faites, où, à quel prix de départ et quelques photos de votre travail. Le logo est utile mais pas bloquant, et les textes peuvent être rédigés avec vous à partir de vos notes ou d’un message vocal.

La règle qui évite les mauvaises surprises : ce que vous ne fournissez pas, quelqu’un doit le produire, et cela doit être écrit au devis. Voici, élément par élément, ce qui est attendu, ce qui se débrouille sans, et les points de droit à connaître.

Quels textes faut-il fournir pour créer son site ?

Personne ne vous demande un texte fini. Votre prestataire a besoin d’informations exactes, que vous seul connaissez :

  • Qui vous êtes : votre nom ou celui de votre entreprise, votre métier, la façon dont vous avez commencé, ce qui vous distingue d’un confrère.
  • Ce que vous faites : la liste de vos prestations, dans vos mots. Un plombier écrira « dépannage fuite », « remplacement de chauffe-eau », « salle de bains complète ». Une boulangère listera ses pains, ses gâteaux sur commande, ses horaires de retrait.
  • Où vous intervenez : votre commune, les communes réellement desservies, ou l’adresse de votre boutique et ses horaires.
  • Comment vous contacter : téléphone, e-mail, formulaire, prise de rendez-vous.
  • Les conditions : devis gratuit ou non, acompte, délais habituels, ce que vous ne faites pas.
  • Vos informations légales : forme juridique, numéro SIREN ou SIRET, assurance si votre métier l’impose, médiateur de la consommation lorsque vous vendez à des particuliers. Le générateur de mentions légales et l’article mentions légales : le guide listent ce qui est demandé.

Un bon exercice : répondez par écrit aux cinq questions que vos clients vous posent au téléphone. Ces réponses, même brutes, forment l’essentiel de la matière d’un site utile. Le cahier des charges à remplir vous guide si vous préférez un cadre.

Comment transcrire un message vocal en texte ?

Beaucoup d’artisans parlent mieux qu’ils n’écrivent. Enregistrez-vous en racontant votre métier à voix haute, comme à un nouveau client, puis faites transcrire l’audio. Les téléphones récents proposent la dictée ou la transcription d’un mémo vocal, et des outils en ligne le font aussi. Le résultat est un brouillon plein de répétitions : il se réécrit en phrases courtes, mais les idées, les exemples et le vocabulaire de terrain sont là. Vérifiez seulement que l’enregistrement ne contient ni nom de client ni information personnelle avant de l’envoyer à un outil externe.

Quelle longueur de texte pour une page de service ?

Il n’existe pas de longueur magique. Google ne fixe aucun minimum de mots : ce qui compte, c’est que la page réponde aux questions du visiteur. Pour une page de service, cela revient à dire clairement en quoi consiste la prestation, pour qui, où, comment cela se déroule, à partir de quel prix ou sur quelle base le prix se calcule, et comment demander un devis. Ajoutez une ou deux photos de réalisations. Un texte court et précis vaut mieux qu’un texte long et vague. Si la prestation est complexe (rénovation complète, installation sur mesure), la page s’allonge naturellement.

Peut-on utiliser ChatGPT pour écrire ses textes de site ?

Oui, comme aide, pas comme auteur. Un assistant d’écriture est utile pour reformuler un brouillon, proposer un plan ou corriger des fautes. Il a trois limites que vous devez connaître :

  1. Il ne connaît pas votre métier réel. Il invente volontiers des garanties, des certifications ou des délais qui n’existent pas chez vous. Sur un site professionnel, une promesse fausse est un problème juridique, pas seulement de style.
  2. Il écrit comme tout le monde. Les textes générés se ressemblent d’un site à l’autre, et vos visiteurs le sentent : rien ne prouve que c’est vous qui travaillez.
  3. Il ne remplace pas la relecture. Chaque chiffre, chaque règle, chaque nom de produit doit être vérifié par vous.

Côté référencement, Google indique dans sa documentation pour les développeurs que l’usage d’outils d’automatisation n’est pas interdit en soi, mais que produire du contenu en masse dans le seul but de manipuler le classement est considéré comme du spam. Un texte relu, factuel et utile à vos clients n’a rien à craindre.

Faut-il mentionner qu’un texte a été écrit par une IA ?

Pour la page de présentation d’un artisan, il n’existe pas, à notre connaissance, d’obligation générale de le mentionner. Le règlement européen sur l’intelligence artificielle prévoit des obligations de transparence, qui visent surtout les contenus truqués (images, vidéos, voix imitées) et certains textes destinés à informer le public sur des sujets d’intérêt général. Leur calendrier et leur portée précise sont à vérifier sur les sites officiels. Dans tous les cas, vous restez responsable de ce que votre site affirme : relisez et assumez chaque phrase.

Comment placer ses mots-clés sans sur-optimiser son texte ?

Écrivez d’abord pour la personne qui cherche. Le mot-clé principal (par exemple « plombier à Tours » ou « boulangerie artisanale à Savigné ») a sa place naturelle dans le titre de la page, le titre principal, la première phrase et un ou deux intertitres. Ensuite, utilisez des mots proches, ceux de vos clients : « fuite », « dépannage », « chauffe-eau ». Les signaux d’alerte d’un texte sur-optimisé : la même expression répétée à chaque paragraphe, des listes de villes collées en bas de page, des phrases qui sonnent faux à voix haute. Pour aller plus loin, le guide SEO on-page détaille les emplacements utiles.

La rédaction des textes coûte-t-elle en plus ?

Cela dépend des prestataires : la rédaction est parfois incluse, parfois proposée en option, parfois entièrement à votre charge. C’est l’une des premières lignes à vérifier sur un devis. Demandez noir sur blanc qui écrit les textes, combien de pages sont couvertes, combien de relectures sont prévues et ce qui se passe si vous changez d’avis en cours de route. Pour situer l’ordre de grandeur global d’un projet, l’estimateur de prix donne un prix indicatif « à partir de », et l’article Combien coûte un site web professionnel explique ce qui le fait varier.

Comment modifier soi-même les textes de son site ?

Tout dépend de la façon dont le site est construit. Certains sites proposent un espace d’administration où vous changez un horaire ou une phrase en quelques clics ; d’autres sont figés et se modifient par une demande à votre prestataire. Aucun des deux n’est mauvais en soi : le premier vous rend autonome mais demande un peu de prise en main, le second est plus simple mais dépend de la réactivité de la personne qui s’en charge. Posez la question avant de signer : « Pourrai-je changer moi-même un horaire, un tarif, une photo ? Sinon, en combien de temps et à quelles conditions ? » Les modifications courantes relèvent souvent d’un contrat de maintenance.

Quelles photos faut-il pour un site d’artisan ou de commerçant ?

Les visiteurs jugent un artisan sur ce qu’il montre. Trois familles de photos suffisent à démarrer :

  • Vous et votre équipe, en situation de travail, visage visible. C’est ce qui rassure avant un premier appel.
  • Vos réalisations, avec si possible un avant et un après : un paysagiste, un carreleur, un peintre y gagnent beaucoup.
  • Votre lieu ou vos produits : la vitrine, l’atelier, quelques produits phares sur fond simple.

Évitez les banques d’images génériques (poignées de main, ouvriers souriants anonymes) : elles ne disent rien de vous et se reconnaissent immédiatement.

Les photos de produits au smartphone sont-elles suffisantes ?

Souvent oui, à condition de soigner trois choses : la lumière (près d’une fenêtre, jamais de flash direct), le fond (uni, propre, toujours le même) et le cadrage (même distance, même angle d’une photo à l’autre). Nettoyez l’objectif, tenez le téléphone à l’horizontale et prenez plus de photos que nécessaire pour en choisir quelques-unes. Le détail est dans photos produits e-commerce.

Combien de photos prévoir lors d’une séance photo ?

Cela dépend de votre usage. Pour un site vitrine, il faut surtout quelques images fortes et variées, pas des centaines. Si vous faites appel à un photographe, précisez dès le départ combien d’images retouchées sont livrées et à quels formats. L’article combien de photos livrer par séance donne les repères côté photographe et vous aide à poser les bonnes questions côté client.

Comment protéger ses photos en ligne ?

Soyons honnêtes : aucune technique n’empêche totalement la copie d’une image visible à l’écran. On peut en revanche réduire les risques et se donner les moyens de se défendre :

  • publier des fichiers de taille raisonnable plutôt que les originaux en haute définition ;
  • ajouter, pour les images de valeur, un filigrane discret (voir filigrane et droits d’auteur) ;
  • conserver les originaux datés, qui prouvent que vous êtes l’auteur ;
  • afficher une mention de droits dans les mentions légales ou le pied de page.

Si les photos ont été prises par un professionnel, vérifiez ce que votre contrat autorise : le photographe reste titulaire de son droit d’auteur et vous cède l’usage dont vous avez besoin (site, réseaux sociaux, impression). Faites-le écrire, y compris la durée et le territoire.

Photos de personnes et de chantiers : que vérifier ?

Montrer un chantier terminé chez un particulier est précieux, mais c’est aussi un risque. Avant de publier : demandez l’accord du client, évitez les visages, les plaques d’immatriculation, le numéro de la maison, les documents visibles, les objets personnels reconnaissables. Pour les photos de vos salariés ou d’une personne identifiable, l’autorisation d’exploiter son image est nécessaire (droit à l’image). Un petit formulaire d’autorisation signé, conservé avec vos fichiers, règle la question. La CNIL publie des repères sur l’image des personnes et les données personnelles.

Comment centraliser et classer les photos de chantier ?

Le problème n’est pas de prendre les photos, mais de les retrouver : elles dorment dans la galerie du téléphone, mélangées aux photos de famille. Trois niveaux, du plus simple au plus outillé :

  1. Un dossier par client ou par chantier dans un espace de stockage partagé, avec un nom de dossier daté (par exemple « 2026-10 Dupont salle de bains »). C’est gratuit et suffisant pour démarrer.
  2. Un formulaire d’envoi : l’ouvrier ou vous-même envoyez les photos depuis le téléphone en choisissant le chantier, et elles se rangent toutes seules.
  3. Un outil de suivi de chantier qui rattache chaque photo à un client, une date et une étape. C’est le cas d’une application de gestion de chantiers, que l’on peut faire fabriquer à vos besoins (voir logiciel de gestion).

Le classement « automatique par client » ne demande pas forcément d’intelligence artificielle : si la photo est envoyée depuis la fiche du chantier, elle est déjà au bon endroit.

L’IA peut-elle estimer des travaux ou repérer des malfaçons sur une photo ?

Elle peut aider à décrire ce que l’on voit, à préparer des questions ou à trier des images, mais elle ne remplace ni une visite, ni un relevé de mesures, ni l’œil d’un professionnel. Une photo ne montre pas l’état d’un support, l’humidité d’un mur ou la qualité d’une pose. Estimer un prix à partir d’une image uniquement conduit à des devis faux, et l’erreur retombe sur vous. Si vous voulez gagner du temps, utilisez l’IA pour résumer des échanges ou rédiger un compte rendu à partir de vos notes, pas pour juger un ouvrage.

Faut-il un logo pour faire un site ?

Non. Un site peut être mis en ligne avec simplement votre nom écrit dans une belle typographie, c’est même courant chez les indépendants qui démarrent. Un logo bien fait apporte de la reconnaissance (camion, carte de visite, devanture, site) mais ne conditionne pas le démarrage. Si vous n’en avez pas, deux solutions : un logotype sobre (votre nom, une police, une couleur) créé avec le site, ou un vrai travail d’identité plus tard, quand l’activité tourne. L’essentiel est la cohérence : mêmes couleurs, même police, même ton partout.

Logo et identité visuelle : ce que cela recouvre

L’identité visuelle est l’ensemble des éléments qui font reconnaître votre entreprise : logo, couleurs, typographies, style des photos, ton des textes. Le logo n’en est qu’une partie. Pour un site, trois choses sont utiles à votre prestataire : le logo en version fichier vectoriel (ou au moins une image de bonne qualité, sur fond transparent), vos couleurs de référence et vos polices si vous en avez. L’article Logo et identité visuelle : pourquoi c’est la base de tout développe le sujet.

Peut-on utiliser son logo sans l’avoir déposé ?

Oui, vous pouvez l’utiliser. Il peut être protégé par le droit d’auteur dès lors qu’il est original, et son créateur en détient les droits : si un graphiste l’a dessiné, demandez une cession écrite de ces droits à votre profit. Le dépôt comme marque auprès de l’INPI donne une protection plus solide contre les imitations, mais il n’est pas obligatoire pour s’en servir. Avant d’adopter un nom ou un logo, vérifiez toutefois qu’une marque proche n’existe pas déjà dans votre domaine, sur la base de l’INPI : mieux vaut le savoir avant d’imprimer.

Peut-on afficher les logos de marques partenaires sur son site d’artisan ?

Le plus prudent : demander l’autorisation écrite de la marque, surtout si vous voulez utiliser son logo pour suggérer un partenariat, un agrément ou une qualification. Certaines marques mettent à disposition un kit de communication avec des règles d’usage (taille, espace autour, couleurs). Sans accord, citez-les simplement en texte (« nous posons des chaudières X ») plutôt qu’avec leur logo, et ne laissez jamais croire que vous êtes certifié si ce n’est pas le cas. Un faux label est une pratique commerciale trompeuse.

La liste à envoyer avant de démarrer

Pour ne pas retarder le projet, rassemblez ces éléments dans un seul dossier partagé :

  • vos coordonnées, vos horaires, votre zone d’intervention ;
  • la liste de vos prestations, avec une ligne d’explication chacune ;
  • vos informations légales (SIREN ou SIRET, assurance, forme juridique) ;
  • votre logo, vos couleurs, vos polices si vous en avez ;
  • vos meilleures photos : vous, votre équipe, vos réalisations, votre lieu ;
  • quelques avis clients que vous pouvez publier avec l’accord des auteurs ;
  • les accès à votre nom de domaine et à votre fiche Google si elle existe déjà ;
  • trois exemples de sites que vous aimez et un que vous n’aimez pas.

Le calendrier de réalisation se fixe ensemble avant de commencer, en fonction de ce que vous avez déjà en main : plus la matière est prête, moins le projet attend. Pour comprendre ce qui fait varier la durée, lisez Combien de temps pour créer un site web. Si vous préférez en parler de vive voix, contactez Stackup Agency : Mathéo Reboul vous dira ce qui manque et ce que vous pouvez produire ensemble. Une création de site démarre à partir de 500 € pour une page, et l’estimateur vous donne une base selon vos besoins.

Questions fréquentes

Mon prestataire peut-il récupérer les textes et photos de mon ancien site ? Oui, si vous en êtes propriétaire ou si vous y avez droit. Vérifiez d’abord que les photos vous appartiennent, puis transmettez les accès ou les fichiers : on conserve ce qui est bon, on réécrit le reste.

Dois-je fournir des photos en haute définition ? Envoyez les originaux tels qu’ils sortent de l’appareil, par un lien de partage plutôt que par une messagerie qui les compresse. Le prestataire les adaptera ensuite au poids et au format du site, sans toucher à vos fichiers d’origine.

Que faire si je n’ai aucune photo de mes réalisations ? Commencez par en prendre au prochain chantier ou à la prochaine commande, même au téléphone, et demandez l’accord du client. Un site avec peu de photos vraies vaut mieux qu’un site rempli d’images génériques.

Puis-je utiliser des photos trouvées sur internet ? Non, pas sans autorisation : une image visible en ligne reste protégée par le droit d’auteur. Utilisez vos propres photos, celles d’une banque d’images dont vous avez la licence, ou celles que vous avez commandées avec cession des droits.

Qui est propriétaire du logo réalisé pour mon site ? Cela dépend du contrat. Le créateur détient les droits d’auteur tant qu’il ne les a pas cédés par écrit : exigez une clause de cession qui précise l’usage, la durée et le territoire.