Devis site internet : les 10 questions à poser avant de signer
La checklist qui évite 90 % des mauvaises surprises : 10 questions précises à poser à tout prestataire web, avec les bonnes réponses attendues et les signaux d'alarme.
Réponse directe : avant de signer un devis de site internet, posez ces 10 questions : propriété du site, template ou sur mesure, contenu du prix, coûts récurrents, délai contractuel, performances garanties, SEO inclus, support après livraison, réversibilité, et références consultables. Un prestataire sérieux répond aux dix sans détour — chaque esquive est un signal.
Les 10 questions, avec les réponses attendues
1. « À qui appartient le site à la fin — code, contenus, accès ? »
Bonne réponse : « À vous, à 100 %, c'est contractuel. » Signal d'alarme : « Vous avez une licence d'utilisation », « le code reste notre propriété », ou un silence embarrassé. Un site que vous ne pouvez pas emporter est une location déguisée.
2. « Partez-vous d'un template ou le design est-il créé pour moi ? »
Bonne réponse : claire et assumée dans un sens ou l'autre — le template n'est pas un crime s'il est annoncé et facturé en conséquence. Signal d'alarme : le flou (« on personnalise une base éprouvée… ») à prix de sur-mesure.
3. « Que comprend exactement ce prix ? Donnez-moi la liste des exclusions. »
Bonne réponse : une liste écrite des inclus ET des exclusions (rédaction ? photos ? SEO ? hébergement ?). Signal d'alarme : « tout est compris » sans écrit. Les litiges naissent toujours dans les lignes absentes.
4. « Quels sont les coûts récurrents après livraison, années 1 et 2 ? »
Bonne réponse : un tableau : hébergement, nom de domaine, maintenance — avec ce qui est offert, inclus ou optionnel. Signal d'alarme : la découverte, un an plus tard, d'une facture de « renouvellement » jamais évoquée.
5. « Le délai est-il contractuel ? Que se passe-t-il s'il est dépassé ? »
Bonne réponse : une date ou un délai écrit au devis. Signal d'alarme : « ça dépendra de votre réactivité » comme seule réponse — la réactivité client compte, mais un pro sait cadrer un planning avec des jalons.
6. « Quels scores de performance garantissez-vous, et sur quelles réalisations puis-je le vérifier ? »
Bonne réponse : des scores mesurables (Lighthouse/PageSpeed) et des sites en ligne à tester vous-même — l'outil est gratuit. Signal d'alarme : « la vitesse dépend de beaucoup de choses »… La performance se mesure en 30 secondes ; l'esquive est un aveu.
7. « Qu'est-ce qui est fait concrètement pour le SEO, dans ce prix ? »
Bonne réponse : la liste technique — structure des titres, metadata par page, sitemap, données structurées, vitesse. Et l'honnêteté sur ce qui n'y est PAS (le référencement continu est un travail mensuel distinct). Signal d'alarme : « le site sera optimisé SEO » sans un seul détail, ou la promesse d'être « premier sur Google ».
8. « Que se passe-t-il pendant les 30 jours après la mise en ligne ? »
Bonne réponse : une période de support incluse, avec son périmètre (corrections, ajustements). Signal d'alarme : chaque retouche post-livraison facturée dès le jour 1.
9. « Si je veux partir dans deux ans, comment ça se passe ? »
Bonne réponse : « Le site vous appartient : vous récupérez le code et les accès, n'importe quel prestataire peut reprendre. » Signal d'alarme : une technologie propriétaire que seul ce prestataire sait maintenir. La réversibilité est votre assurance-vie numérique.
10. « Montrez-moi trois réalisations en ligne, et ce que vous y avez fait précisément. »
Bonne réponse : des URL consultables, avec le rôle exact du prestataire sur chacune. Signal d'alarme : des captures d'écran uniquement, des « projets sous NDA » en série, ou des sites… qui ne sont plus en ligne.
Le tableau récapitulatif à emporter
| # | Question | Réponse rédhibitoire | |---|---|---| | 1 | Propriété ? | « Licence d'utilisation » | | 2 | Template ou sur mesure ? | Flou entretenu | | 3 | Inclus / exclus ? | Rien d'écrit | | 4 | Coûts récurrents ? | Découverts après coup | | 5 | Délai contractuel ? | Aucun engagement | | 6 | Performances vérifiables ? | Esquive | | 7 | SEO concret ? | « Premier sur Google » promis | | 8 | Support post-livraison ? | Tout facturé dès J+1 | | 9 | Réversibilité ? | Technologie captive | | 10 | Réalisations en ligne ? | Captures d'écran seulement |
En résumé
- Dix questions suffisent à faire tomber les masques — posez-les toutes, par écrit de préférence.
- Les deux non-négociables absolus : la propriété (question 1) et la réversibilité (question 9).
- Les promesses invérifiables (« premier sur Google ») disqualifient immédiatement.
- Un prestataire sérieux aime ces questions : elles lui permettent de montrer ce qui le distingue.
Questions fréquentes
Et si le prestataire répond bien à 8 questions sur 10 ? Tout dépend desquelles. Une réponse faible sur les questions 3 ou 5 se négocie (exigez l'écrit). Une réponse faible sur les questions 1 ou 9 ne se négocie pas : partez.
Comment Stackup répond-il à ces 10 questions ? Propriété totale contractuelle, sur mesure systématique, périmètre écrit au devis, coûts récurrents publics (abonnement facultatif, sans engagement, à partir d'environ 26 € par mois pour un site d'une page ; domaine offert la 1re année), planning cadré au devis, scores ≥ 90 vérifiables sur nos démonstrations en ligne, SEO technique détaillé, un mois d'ajustements inclus après la mise en ligne, réversibilité native (Next.js, standard du marché), démos publiques consultables.
Faut-il un cahier des charges avant de demander des devis ? C'est l'idéal : les devis deviennent comparables. Notre modèle est gratuit.
Un devis payant est-il un signal d'alarme ? Pour un site vitrine, oui — le devis gratuit est le standard du marché. Pour un projet complexe (application métier), un atelier de cadrage payant peut se justifier, s'il est déductible du projet.
Pour aller plus loin : Pourquoi les devis varient de 500 € à 15 000 € · Le cahier des charges gratuit · Demander notre devis