Toutes les professions de santé réglementées en France (médecins, kinésithérapeutes, dentistes, infirmiers, sages-femmes, pharmaciens) sont soumises à un code de déontologie propre à leur ordre professionnel, avec des interdictions communes : pas de publicité comparative, pas de témoignages de patients, pas de garantie de résultat, pas de publicité payante. Un site web qui ne respecte pas ces règles expose son titulaire à des sanctions ordinales, quelle que soit la profession exacte concernée. Ce guide présente les règles communes et les spécificités selon la profession.
Chaque ordre professionnel (Ordre des médecins, Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, Ordre des chirurgiens-dentistes, Ordre des infirmiers, Ordre des sages-femmes, Ordre des pharmaciens) publie son propre code de déontologie, avec des nuances de formulation. Mais les grandes interdictions restent remarquablement similaires d'une profession à l'autre : aucune n'autorise la publicité comparative, les garanties de résultat, ou les témoignages patients affichés comme argument commercial. C'est cette base commune, plus que les nuances entre professions, qui doit guider la conception d'un site pour n'importe quelle profession de santé réglementée.
Le Code de déontologie médicale (articles 13, 14, 19) encadre la communication des médecins :
Ce qui est autorisé :
Ce qui est interdit :
Zone grise :
Règles similaires à celles des médecins. Le Conseil National de l'Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes encadre la communication :
Ce qui est autorisé :
Ce qui est interdit :
C'est la fonctionnalité la plus demandée par les patients. Deux options principales :
Doctolib :
Maiia ou Clickdoc :
Formulaire de demande de rendez-vous personnalisé :
Un blog médical ou kinésithérapeutique peut exister sous réserve de :
Exemples de contenus autorisés :
Page d'accueil :
Page "Le praticien" :
Page "Consultations et soins" :
Page "Accès et horaires" :
Page "Informations pratiques" :
Blog (optionnel) :
| Type de site | Budget | Délai | |---|---|---| | Site vitrine simple (5 pages, Doctolib intégré) | 449€ | 10 jours ouvrés | | Site multi-pages (8-12 pages, blog) | 749€ | 17 jours ouvrés | | Site avec gestion de contenu autonome | 1 447€ | 21 jours ouvrés |
L'intégration du widget Doctolib est incluse dans toutes nos formules — elle ne nécessite qu'un copier-coller de code fourni par Doctolib.
Un médecin peut-il avoir un site web payant (Ads) ? Non. La publicité payante (Google Ads, Meta Ads) est considérée comme de la publicité commerciale, interdite par le Code de déontologie médicale. Seule la présence organique (SEO naturel) est autorisée.
Les avis Google sont-ils autorisés pour les professionnels de santé ? Les avis Google existent indépendamment du praticien — les patients peuvent en laisser sans que le praticien les y ait invités. Le praticien peut y répondre de façon professionnelle. En revanche, afficher les avis sur son propre site web pourrait être assimilé à de la publicité — à vérifier auprès de son ordre.
Un kinésithérapeute peut-il être référencé sur des comparateurs ? Non. Les comparateurs de praticiens qui classent par note ou par "popularité" sont assimilés à de la publicité comparative, interdite par le code de déontologie.
Faut-il créer une page par pathologie traitée ? En B2B/B2C classique, oui. Pour un professionnel de santé, les pages par pathologie sont possibles si elles sont rédigées dans un esprit d'information de santé publique, pas de promotion commerciale. Le ton doit être neutre et éducatif.
Comment rester visible sur Google sans faire de publicité payante ?
Via le SEO organique : fiche Google Business Profile complète (horaires, photos, catégories), données structurées MedicalBusiness ou Physician sur le site, contenu éducatif régulier, et citations dans les annuaires de santé (Doctolib, Maiia, PagesJaunes Santé).
Toutes les professions de santé réglementées ont-elles exactement les mêmes règles ? Les grandes interdictions se recoupent largement, mais chaque ordre publie son propre code — en cas de doute sur un point précis, vérifier directement auprès de l'ordre professionnel concerné reste la démarche la plus sûre.
Un infirmier libéral peut-il avoir un site web ? Oui, avec les mêmes principes que les autres professions réglementées : présentation factuelle de l'activité, zone d'intervention, modalités de prise de rendez-vous, sans formulation commerciale ni témoignage patient.
Une sage-femme peut-elle publier un blog sur sa spécialité ? Oui, à condition que le contenu reste strictement informatif et éducatif, sans promotion directe ou indirecte de ses propres services au sein des articles.
Un pharmacien titulaire peut-il faire de la publicité pour son officine ? Non, les mêmes restrictions s'appliquent : information factuelle sur les services proposés (préparation, conseil, dépistage) mais aucune publicité comparative ou promotionnelle.
Que risque un professionnel de santé qui ne respecte pas ces règles sur son site ? Un risque de sanction ordinale, allant de l'avertissement à des mesures disciplinaires plus sévères selon la gravité et la répétition du manquement constaté.
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