Un client potentiel passe en moyenne 8 secondes sur votre portfolio avant de décider s'il continue ou s'en va. Ces 8 secondes ne se jouent pas sur la quantité de vos travaux — elles se jouent sur la clarté immédiate de ce que vous faites, pour qui, et ce que ça leur rapporte.
Beaucoup de créatifs publient une galerie de leurs meilleures œuvres sans expliquer :
Un client potentiel qui voit 50 belles illustrations ne sait pas si vous êtes capable de travailler dans un brief contraignant, respecter un délai, ou comprendre une stratégie de marque. Il voit de l'esthétique, pas de la compétence professionnelle.
La première chose visible sans scroller doit répondre à : "Qui êtes-vous et qu'est-ce que vous apportez ?"
Format :
Pour chaque projet important, présentez :
Une étude de cas de 300 mots avec 5 images raconte mieux votre valeur que 50 images sans contexte.
Soyez explicite sur ce que vous faites ET sur ce que vous ne faites pas. Un illustrateur qui précise "spécialisé en illustrations éditoriales et presse, pas de dessin industriel" reçoit moins de sollicitations hors cible et plus de sollicitations pertinentes.
Afficher ses tarifs sur son portfolio est contre-intuitif pour beaucoup de créatifs. Pourtant :
Minimum : une fourchette par type de mission ("illustrations éditoriales : à partir de 300€ par illustration").
Comment travaillez-vous ? Quelles étapes pour aller du brief à la livraison ? Combien de rounds de corrections ? Quel format de livraison ?
Cette section rassure les clients qui n'ont jamais travaillé avec un freelance créatif et qui craignent les surprises.
Règle de sélection : 10 projets de qualité > 50 projets inégaux. Votre portfolio est jugé sur son projet le plus faible, pas sur son projet le plus fort. Si vous doutez d'un projet, ne le mettez pas.
Sélectionnez des projets qui :
Ce qu'on peut montrer sans autorisation du client :
Un portfolio qui ne se trouve pas sur Google n'existe pas pour les clients qui ne vous connaissent pas encore.
Optimisations SEO pour un portfolio :
<title> : "Prénom NOM — Designer UI/UX à [ville]" (avec mot-clé métier + ville)/projets/identite-visuelle-startup-fintech plutôt que /projet?id=47Plateformes (Behance, Dribbble, Cargo Collective) :
Votre propre site :
Approche recommandée : Site personnel avec domaine propre + présence sur 1 à 2 plateformes pour la visibilité communautaire.
Faut-il mettre son nom de domaine (prenom-nom.fr) ou un nom de marque ? Pour les freelances, prenom-nom.fr est généralement mieux référencé et plus facile à retenir. Un nom de marque est utile si vous envisagez de créer un studio avec d'autres personnes.
Peut-on mettre des travaux d'études dans son portfolio si on commence ? Oui, avec une mention claire "Projet académique" ou "Travail personnel". Les clients comprennent. Mieux vaut des travaux académiques de qualité que des travaux professionnels moyens.
Comment mettre à jour son portfolio sans perdre le référencement acquis ? Ne supprimez pas les pages de projets existants si elles sont référencées. Archivez-les (page non mise en avant dans le menu mais accessible via URL) ou redirigez vers de nouveaux projets similaires.
Un portfolio en anglais ou en français ? Dépend de votre cible. Pour une clientèle française locale, le français est mieux référencé sur Google.fr. Pour une cible internationale, l'anglais ouvre le marché mondial. Certains créatifs font les deux (versions fr/en).
Faut-il un portfolio différent par type de mission ? Si vous faites deux métiers très différents (photographie de mariage ET photographie de produit), deux sections distinctes clairement séparées (ou deux portfolios) convertissent mieux qu'un seul portfolio mixte qui brouille votre positionnement.
Voir aussi : tarifs agence web France, création de site multi-pages et site web pour photographe.
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